Full text: 1.1928=Nr. 4 (1928000400)

L 
Jí 
LE T l 
WHHí 
FON 
La fleur Ing-wha, petite et pourtant des plus belle3, 
N’ouvre qu’à iÇhing-tu-fu son cálice odorant; 
Et 1’oiseau Tung-whang-fung est tout juste assez grani 
Pour couvrir cette fleur en tendant ses deux ailes. 
Et 1’oiseau dit sa peine à la fleur qui soúrit, 
Et la fleur est de pourpre, et 1’oiseau lui ressemble, 
Et l’on ne sait pas trop, quand on les voit ensemble, 
Si c’est la fleur qui olíante, ou ,1’oiseau qui fleurit. 
Et ,1a fleur et 1’oiseau sont nés à la même heure, 
Et la même rosée avive óhaquer jour 
Les deux époux vermeids, gonflés du même amour. 
Mais quand la fleur est morte, il faut que 1’oiseau 
[meure. 
Alors, sur ce rameau d’oü son ibonheur a fui, 
On voit pencíier sa tete et se faner sa píame. 
Et plus d’un jeune coeur, dont le désir s’a-lilume, 
Voudrait, aimé comme elle, expirer comme, lui. 
Et je tiens, quant à moi, ce récit qu’on ignore 
D’un mandarín de Chine, au bouton de oouleur. 
La Chine eslt un vieux monde óü l’on respecte encore 
L’amour qui peut atteindre à 1’âge d’une fleur. 
L O U I S 
BOUILHET
	        
© 2007 - | IAI SPK
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